dimanche, décembre 31, 2006

Voila enfin le cybercafe que nous attendions pour partager avec vous quelques endroits dont la beaute nous a particulierement touches...
Les elephants du palais de Mysore qui joyeusement font leur promenade de sante. Derriere, le palais. 06/12/2006.Marchand de couleurs, marche de Mysore, 05/12/2006. Elegance des hotels coloniaux de Fort Cochin, 10/12/2006.

samedi, décembre 30, 2006

J'ai fait une petite erreur, voila la suite des photos :
Coucher de soleil sur les carrelets de peche, Fort Cochin, 09/12/2006.Antiquaire du quartier juif de Fort Cochin, 11/12/2006 Pecheur, Fort Cochin, 11/12/2006. Charmeur de serpents et ses trois cobras, Fort Cochin, 11/12/2006. Petite partie de cartes, a l'ombre de la maison sur pilotis, Backwaters, Kerala, 10/12/2006. "Pondichery" sonne comme une chanson douce, et c'est bien le cas... En nous promenant dans les rues larges, blanches et droites Dupuy, de la Marine, Francois Martin, du Bazar Saint Laurent, Surcouf, Saint Louis, et les autres, nous avons eu envie de rester un peu dans la seule vraie ville indienne ou nous nous sentions bien. Ca peut paraitre drole comme nous nous jetons sur le seul endroit d'Inde ou les gens parlent francais, mais ici nous nous sentons assez bien, forts et curieux pour enfin nous meler aux habitants. Cela est bien plus facile ici qu'ailleurs : Pondi est petit et cosmopolite (l'etat de Pondichery compte 220 000 habitants, dont 20% de blancs), artistique et touristique.
Nous avons donc decide de louer un appartement, dans lequel nous avons emmenages aujourd'hui : il fait sans doute plus de 100 m2 et a une baignoire! Il se trouve au deuxieme etage d'un joli immeuble de la rue Candappa Mudhaliar, un peu en dehors de la "ville blanche" (l'ancienne ville francaise), dans un chouette quartier vivant et propre.
C'est a Pondichery que Sri Aurobindo s'est refugie des anglais au debut du siecle dernier et y a fonde son ashram avec "La Mere". Depuis l'ashram a pris beaucoup d'ampleur, et s'est dissemine dans la ville blanche. "La Mere", dans les annes soixante, a cree avec certains illumines une "ville libre" a 10km de Pondi, dans le Tamil Nadu. C'est Auroville. A Auroville vivent 1 700 personnes de 35 nationalites qui essaient de vivrent differemment, de maniere respectueuse de autres et de l'environnement. Nous n'avons fait qu'un petit tour rapide, mais ca me demange de rencontrer ces gens ! Nous n'avons encore rien lu des ecrits de Sri Aurobindo et de "La mere" mais il semble que leur enseignement soit dirige vers la connaissance de soi en melant science, art, et yoga. C'est flou. En tout cas, l'atmosphere de Pondi est particulierement paisible et agreable et sans doute l'ashram n'y est pas pour rien.
Nous voudrions donner des cours de conversation francaise a l'Alliance Francaise, prendre des cours de yoga, rencontrer des gens,... Nous verrons bien. En attendant, nous sommes tres bien intalles meme si le contenu de nos sacs ne meuble pas un si grand espace !
Nacima et Sebastien sont repartis sur la route hier, c'etait super d'etre ensemble pour Noel, nous nous sommes bien mares.
Je vais essayer de mettre plus de photos. Bises !

mardi, décembre 26, 2006

Joyeux Noel ! Nous sommes arrives a Pondichery aujourd'hui. Ici c'etait la France il y a cinquante ans, et c'est beau, presque comme chez nous !! Demain, nous esperons trouver un bon croissant. Nous avons passe Noel a Mamallapuram avec nos deux copains Seb et Nacima : nous avons pris le menu unlimited du resto le plus chic de l'hotel le plus chic de Mamallapuram, qui donne sur la mer. Imaginez pouvoir gouter tous les plats de la carte d'un grand restaurant indien ! Nous avons visite les temples magnifiques de Mallalapuram et de Kanchipuram, toujours "actifs", et cela nous a presque reconcilie avec l'Inde... C'est peut etre parce que l'on est influences par Alexandra David Neel, et ce qu'elle raconte sur les pouvoirs des idoles (que les devots unissent leurs prieres lors de ceremonies speciales afin de "charger les pierres d'energie").
Mais j'ai eu l'impression de ressentir des effets en la presence de certaines.
Ainsi dans un temple il peut y avoir une dizaine de statuettes, toutes differentes: Shiva, Parvati, Vishnu, Bhrama ... avec un brahmine dedie a chacune, qui les 'chouchoute', leur fait la toilette, les berces, leur donne a manger, ou benit les devots.
Et tous les pelerins cheminent de place en place, tournant autour, les touchant, se mettant les mains jointes de trois quarts face, ou encore en tournant sur eux-meme plusieurs fois, se couchant apres de tout leur long sur le sol.
Il semble qu'il y aie different niveaux de deites, certaines etant plus ou moins proches de l'homme, representant la creation, la destruction, ou l'equilibre, etant adores par certains, detestes par d'autres...
Nous avons ete benis par des elephants et un peu raquetes par des pretres, mais nous avons trouves tout cela assez vivant. Certaines parties des temples nous ont ete refusees en tant que non hindous.
Demain nous visiterons sans doute Auroville, "cite modele" construite par des occidentaux dans laquelle la vie est rythmee par les seances de meditation, la nourriture y est biologique, l'energie renouvelable etc... Ca va etre marrant je pense.
Nous sommes desoles de ne pas ajouter beaucoup de photos, mais les moyens techniques nous manquent. Bises.

jeudi, décembre 21, 2006

Hier nous avons retrouve la ville indienne. Nous sommes a Trivandrum, capitale du Kerala. Malgre nos mesaventures (Michel, je crois que je n'aurais pas pu avaler une seule cuilleree de pastis, mais je garde la recette en tete!), Varkala nous a bien reposes. Les vagues, l'ombre et le repos, il n'y a rien de tel pour nous remettre d'aplomb.
Pour ce qui est des femmes, pour moi, la question n'est pas si elles sont heureuses ou non (en fait je n'en ai vu aucune pleurer ou se faire battre au sens propre, mais les poissons dans les aquariums n'ont pas l'air malheureux non plus).
Nous lisons les journeaux assez regulierement. Un article est paru au mois de novembre dans l'Indien Express, une interview d'une femme medecin (travaillant aux urgences d'un des hopitaux de Bombay) qui evalue a environ 200 (je n'ai plus le chiffre en tete) le nombre de femmes ayant ete brulees par essence enflammee de janvier a mars 2006 dans son hopital. Je pense que seuls les cas extremement graves sont menes a l'hopital et que Bombay, qui compte de nombreux autres hopitaux, est une ville plutot progressiste. Par ailleurs en Inde le nombre de naissances fille est significativement moins important que le nombre de naissances garcon, ce qui est inverse aux lois demographiques, ou le sex ratio est naturellement "favorable" aux filles. Je vous laisse conclure. Les mariages sont organises par les familles des deux futurs epoux, en se basant sur les caracteres des deux jeunes gens, sur l'astrologie, mais aussi sur la valeur de la dot et sur la caste d'origine. Le systeme de mariage arrange a l'air de fonctionner, et c'est heureux, car sinon, le couple ne peut pas divorcer, du moins la femme ne peut pas se liberer, car sa famille la rejetterait, et sans ressources, elle n'a pas d'alternative a supporter sa condition. A noter que le mariage peut etre annule si la femme est sterile. En fait, si le mariage est heureux, la vie est belle, mais dans le cas contraire?
Ce que je ne supporte pas, ce n'est pas que les femmes ne travaillent pas si elles le preferent, mais c'est qu'elles ne soient pas libres de leurs decisions et de leur condition.
J'espere qu'ici, comme ailleurs, les femmes, comme les hommes, pourront s'epanouir dans ce qu'ils sont, et pourront vivre ensemble de maniere harmonieuse et complementaire. C'est tout.
Demain nous quitterons (en avion!) le Kerala vers Madras/Chenai. Le Kerala possede une tres forte culture artistique (et le plus haut taux d'alphabetisation de toute l'Inde). Nous en avons, un peu, ete temoins.
Les quelques jours que nous avons passes a Fort Cochin nous ont ravis. C'est une petite escale anglaise qui eut son temps de gloire et dont les batiments le rappellent. Des "carrelets de peche", instruments de peche traditionnelle introduits par les chinois il y a plus de mille ans, sont installes le long de la jetee et nous ont bleuffes par leur efficacite!! Nous avons egalement vu un charmeur de serpents et ecoute un bon concert de musique classique indienne.
A Varkala nous avons vu les acteurs de Katakali se preparer pour la representation: maquillage extremement complique, incroyables costumes, bijoux et autres accessoires. Malheureusement la representation a ete annulee car nous etions les deux seuls spectateurs. Dommage. Nous essayerons a nouveau.
A Varkala, nous nous sommes offert chacun un massage. J'ai choisi le "total body keralan ayurvedic massage" avec en plus "Chirodara". C'est un massage de tout le corps, relaxant comme aucun. Le chirodara consiste a faire couler sur le front du patient (allonge sur le dos) de l'huile de sesame tiedie et aromatisee. Le fin filet d'huile est deplace sur les tempes et le front. La sensation est tout a fait incroyable. Comme si un doux nuage chaud et reconfortant effacait les rides du front et tout ce qu'elles portent. L'effet est prodigieux. Tout cela dure un peu moins de deux heures.
Et puis nous avons aussi decouvert le Khalaripalayat. Il s'agirait du plus ancien art martial asiatique qui aurait donne naissance au Kong Fu quand le bouddhisme a ete introduit en Asie de l'Est. Les hommes sont huiles et habilles d'un simple linge couvrant savamment leur intimite. Les mouvements sont fait de sauts, de contorsions et de postures alliant force et souplesse, mouvement et immobilite. C'est a Coimbatore nous avons vu le plus bel entrainement et le maitre (dommage nous n'avons pas pris son nom) se produira en France en janvier ou il fera une tournee. Ceux qui sont interresses par les arts martiaux doivent voir ca, c'est magnifique.
La nourriture keralaise est particulierement epicee, mais tres savoureuse.
Pour la suite, nous sommes ravis de s'epargner par 1 heure 30 d'avion les 16 heures de train qui nous separent de Chenai. Nous passerons Noel avec Sebastien et Nacima les copains de Jeremie a Mamallapuram, encore a la plage puis nous irons visiter Pondichery.

dimanche, décembre 17, 2006

Namaste, Apres l'ouragan ( N'allez jamais mange chez fry a Cochin !!!) qui a souffle sur nos intestins et surtout ceux de Magali, nous revoila pares a surfer sur les vagues de Varkala. On est encore a la plage, mais c'est la ou l'on se sent le mieux et celle ci compte parmi les plus belles, alors pourquoi se priver ? Ca fait 5 jours qu'on est la et on commence juste a en profiter... Nous allons nous diriger dans deux jours vers Trivandrum, pour y prendre l'avion jusqu'a Madras car on en peut plus des trajets en train (il faut 16h pour y aller). La bas on espere rejoindre des amis (Seb et Nacima) qui doivent etre dans l'avion en ce moment pour passer noel avec eux. Ensuite ce sera les Andaman islands, pour aller encore surfer dans un paradis tropical pour quelques semaines. Enfin on pense de plus en plus a aller travailler au Nepal, les gens les plus sympas que l'on rencontre sont de la bas, le pays nous attire, affaire a suivre... Bises a tous, Magali et Jeremie.

lundi, décembre 11, 2006

Salut tout le monde, Pour essayer de repondre aux questions posees, l'hopital ayurvedique etait tres bien agence dans un joli jardin, avec un temple en son centre. Les medecins procedent a des essai statistiques en doubles aveugles de quelques dizaines de patients pour comparer l'efficacite de medoc allopathiques et/ou de medoc ayurvediques, les resultats sont a venir. Lors de la consultation, le diagnostic a ete pose par un interrogatoire classique mais pousse, et par la prise de poul. Je suis venu pour une sinusite, mais il parait que c'est lie a mon estomac: le feu de mon estomac devrait y etre confine, cependant il se disperse dans mon organisme ce qui cause ces problemes respiratoires... En consequence je dois prendre 2 cuiller a cafe d'une pate genre melasse acide-sucree-piquante (et oui meme dans les medoc) chaque soir et cela pendant 3 mois... J'ai commence l'experience avant hier, j'ai du en prendre trop pour une premiere, c'etait une horreur. Puis la deuxieme fois c'etait mieux. Je vous tiens au courant. L'ayurveda semble interessant, comme l'accupuncture surtout sur son approche globale, sa prise du poul, le concept des 3 humeurs et les therapies de nettoyage. J'aimerais (le therapeute manuel en moi) connaitre un peu mieux les techniques de massage. Mais de la a faire un stage, on verra. Nous avons tous deux beaucoup a faire dans nos domaines, mais c'est toujours interessant de connaitre d'autres therapies. Depuis quelques temps le travail nous manque, un peu, a tous les deux. Autre sujet, l'Inde moderne, vaste sujet, ce pays est tellement varie qu'on ne peut lui coller aucune etiquette mais quand meme. La television a fait son petit effet sur la jeunesse et les moeurs occidentaux ont ete implantes, dans les grandes villes du moins: habits, maniere de vivre, mais pas encore les relations familiales ou la relation a la vie. Ces liens semblent s'etre assouplis un peu mais ce sont la des piliers de la vie indienne: rituels quotidiens, demonstrations d'adoration, meetings des differents gourous d'un cote, et domination de l'homme, la servilite des indiennes exaspere Magali et je la comprends. La parite est plus juste mais plus difficile, depuis de nombreux siecles la femme exprime la stabilite, la sagesse de celle qui donne la vie et la preserve, la delicatesse et la beaute, alors pour allier toutes ses qualites et le boulot c'est deux fois plus dur pour une femme j'imagine. Mais meme celles qui travaillent semble s'effacer devant leur mari. J'attends vos commentaires. Bon vent a tous.

vendredi, décembre 08, 2006

On profite du haut debit de Coimbatore pour ecrire...
Le monastere de Dzogchen, ou nous avons passe trois jours, a ete reconstruit vers 1992 en Inde du Sud apres que l'ancien monastere, millenaire, et detenteur du savoir d'une des lignees du boudisme tibetain, a ete detruit au Tibet occidental pendant les "affrontements" dans les annees 50...
Il est situe au sud du Karnataka, a Odeyapalayam, Kollegal Talluk au sein d'un camp de refugies tibetains qui compte 15 000 habitants repartis en 22 villages. Le responsable du camp, HE Dzogchen Ripoche, et aussi eminence spirituelle tibetaine a ete designe par SS le Dalai Lama devant les difficultes engendrees par le changement brutal des conditions de vie des refugies : du toit du monde et ils ont du apprendre la vie dans la jungle indienne avec la mousson, les innondations, le palu, les tigres... Aujourd'hui, probablement grace aux nombreuses aides internationales, le camp est modele : pas de poubelles amoncellees aux bords des routes, les fermes sont coquettes et ornees de fleurs, le camp est pourvu d'un hopital, de trois creches, d'ecoles, et meme d'une maison de retraite. Les decisions a prendre dans chaque villlage le sont dans des salles communautaires, ou siege un bureau elu, et ou les enfants (souvent gardes par les grands-parents analphabetes car les parents travaillent a Bengalore) y font leur devoirs sous la surveillance d'une institutrice. La ou la foret tropicale a ete defrichee, c'est a dire sur des centaines d'hectares, les cultures de riz, de mais, de ghee, de soja, partiellement biologiques permettent aux fermiers, organises en cooperative, de vivre. Et leur "entreprise" emploie les indiens demunis dans les champs. Ce n'est pas vraiment ce que l'on s'imagine d'un camp de refugies. En fait, cet endroit (a force de travail et de bonnes decisions il est vrai) est une enclave tibetaine en Inde qui fonctionne remarquablement mais qui suscite l'animosite et l'envie des indiens voisins qui eux ne beneficient pas des memes fonds d'aide internationale et vivent dans la misere, comme en Inde.
Nous sommes donc arrives dans cet endroit apres 36 heures de voyage, apres une escale forcee a Kollegal, petite bourgade ressemblant plus a une ville de la Ruee vers l'Ouest que d'un village indien : debits de boisson avec des portes battantes, agressivite des gens entre eux et a notre encontre, billards... Dans les differents bus locaux, de plus en plus pourris alors que nous nous enfoncions dans l'Inde, la lutte pour gagner ou garder l'espace de nos jambes et de nos epaules etait de plus en plus ardue. Notre cadeau, ca a ete les paysages spectaculaires de montagnes et de hauts plateau, la vue des toits dores des monasteres, la joie de vivre des moines et des moinillons, les vaches et les drapeaux de priere ; notre cadeau c'etait un peu de Tibet comme pour nous intimer de presser notre allure et de nous orienter vers le Nord. "Taschi Dele!"
Nous avons ete accueillis par les benevoles occidentaux qui travaillent au monastere : Jacqueline, Collette, Jacquie, Suzanne, Bernard et Marcelle, les villageois et biensur par les moines qui nous ont fait visiter le lieu, en particulier l'interieur du temple, l'appartement du Dalai Lama quand il est de passage, les fermes, comment ils utilisent les energies renouvelables (engrais, compost, gaz emanant des bouses de vaches pour la cuisiniere...). Ils nous ont permis dassister aux offices, tout ca pour nous qui ne venions de nulle part, qui ne sommes pas bouddistes, et qui n'avions meme pas pu prevenir de notre arrivee. Nous avons partager de si bons moments droles, interressant que nous etions tristes de nous separer.
La separation faite, nous avons repris la route vers Mysore, ou nous avons visite le joli palais du Maharaja avant de venir ici a Coimbatore saluer Vivien. Ouf ! On a faillit la rater, elle part aujourd'hui. Nous avons visite l'hopital ayurvedique et avons fait la rencontre d'un etudiant anglais d'ayurveda (l'ayurveda est reconnu comme medecine en Angleterre), avec lequel nous avons pu echanger nos points de vue entre soignants du meme monde. En effet, l'approche de la vie, ses choix, l'importance des choses est completement differente ici de chez nous, et l'ignorance des indiens des reelles valeurs occidentales, ou bien leur refus, fait que les discussions sont presques toujours superficielles, sauf a Surat ou nos interlocuteurs etaient particulierement ouverts.
Je vais retrouver Jeremie apres sa consultation ayurvedique. Je vous embrasse fort en revant d'un croissant chaud...
Et bienvenue sur Terre a Jeanne qui est nee samedi, bisous aux parents Johanne et Herve, tous mes voeux de bonheur!

jeudi, décembre 07, 2006

Que de temps, d'aventures, de rencontres ont passes depuis le dernier post d'Hampi!!! La session "communautes indiennes" que nous projetions alors s'est montree fructueuse et nous a appris beaucoup. Apres avoir visite quelques temples, apres nous etre impregne un peu de la campagne indienne, si belle autour d'Hampi, nous avons pris le chemin de Puttaparthi, l'ashram du venere guru Sai Baba. Le nombre de devots est fluctuant, mais se compte en dizaines de milliers de personnes, indiennes et internationales, vivant dans ou a proximite de l'ashram et prenant part aux ceremonies. Voir tous ces gens, venerant Sai Baba comme un avatar de Dieu, dans ce lieu si etonnant est une des experiences les plus curieuses que j'aie vecues. L'ashram est immense : il comprend des habitations bien sur, un grand nombre, des echoppes, un centre commercial, un musee -consacre a Sai Baba, plusieurs refectoires offrant differentes nourritures, en somme tout ce que les "devotees" ont besoin sans avoir a sortir de l'ashram. La vie y est donc tres particuliere, tout est deja prevu, les adeptes n'ont qu'a prier... dans un hall immense decore en bleu, rose et dore avec des lustres incroyables qui comme les autres batiments de l'ashram donne une note bollywoodienne a l'ensemble. Tout ca ne m'a pas donne envie. La devotion pour un homme, ces cultes rigides et tout ce qu'implique socialement la religion hindoue (castes, haine des femmes) me glacent. C'est un sentiment personnel, une intuition negative. Nous sommes partis, heureux d'avoir vu, d'avoir entendu de beaux chants, d'avoir ete dans cette immense structure si bien huilee, d'avoir participe un peu a ce qui est beaucoup, l'Inde d'hier et encore d'aujourd'hui. Nous avons quitte l'ashram avant l'aube sans avoir manque de nous marquer le front des cendres materialisees par Sai Baba. Le voyage vers le Tibet secret a pris des airs de pelerinage dans ces bus si confortables que l'on ne peut ni ecrire, ni lire, ni dormir ! Puis nous sommes arrives. Tashi dele ! Nous avons vu les drapeux de priere, les toits dores des temples, et avons ete recu comme si nous etions de la famille. Dommage, le temps nous manque, bientot nous continueront le recit (les merveilleux moments passes au monastere vous seront bientot contes). Merci a tous ceux qui laissent des messages, c'est un cadeau pour nous. Baisers d'Inde.